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Jour 2 :
Après la traversée d’un jardin botanique (à notre droite, d es fougères et à gauche… tiens, des fougères !), à la sortie de Lézardrieux (où j’ai investi dans un nouveau Kway car l’ancien avait montré quelques signes de faiblesse la veille : une perméabilité très nette), on retourne au bord de la mer. Et là, on maudit le guide de randonnée qu’on avait acheté avant de partir.

En effet, on s’engage sur un chemin en bord de mer. Après une petite pause, assises sur un rocher, une hésitation nous gagne : est-ce qu’on est sur le bon chemin ? Pas de sentier en vue et plus de marque de GR. Bon on va revenir un peu en arrière pour vérifier… Ah ! On ne peut plus ! La marée est montée… Bizarre, il n’était pas indiqué sur le guide qu‘on devait prendre un chemin inondable… L’hésitation devient un doute affreux… Seule issue, un petit chemin privé qui mène à une propriété. On a pas trop le choix ! Attendre que la marée basse ou entrée dans une propriété par effraction… Bon bah on y va et là, on rencontre un couple très compréhensif. Nous sommes sauvées, on va nous remettre dans la bonne direction….
Ils sont dit connaître le coin, alors on s’est pas méfié… On aurait peut-être dû parce que 45 minutes plus tard, on était toujours au même point, avec les sacs sur le dos, en plein soleil !
On décide d’interroger un pécheur. Le couple tente de nous convaincre qu’il n’y connaît rien… Là, on découvre que notre couple de connaisseur est en faite, un couple de touristes… On va écouter le pêcheur qui nous indique le bord de mer et tant bien que mal, on les quitte : leçon du jour, on est jamais mieux servi que par soi-même. Retour donc sur le bord de mer. On cherche et … Tiens, une marque… le long d’un torrent dans un chemin rempli de branches, de rochers glissants et mouillés, le tout en pente. Seule trace de vie dans le coin :

… cf. photo (sûrement mieux préparé que nous physiquement et sans maison sur le dos !) ça non plus ça n’était pas sur le guide de randonnée ! ! !
On reste en vie et on se hisse jusqu’en haut. A côté, le reste des événements de la journée nous a paru insignifiant…

La Bretagne, outre la mer et les rochers... c'est des coquillages, des plages et des vaches...

JOUR 1 :
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Arrivée à Paimpol par le train. C’était marrant à Paris, quand les gens nous voyaient avec nos gros sacs, ils nous regardaient bizarrement. En Bretagne, ça passe mieux. Pour bien commencer les vacances… rien de tel qu’un petit restaurant près du port. Premier constat : on attire la sympathie. On a discuté avec le serveur qui nous a raconté qu’un jour il avait rencontré deux norvégiens qui faisaient de la randonnée. Ils étaient partis de Norvège depuis 27 ans et s’engageaient sur le chemin de retour, qu’ils envisageaient de faire en 2 ans. On l’a rassuré très vite… on ne part que pour une semaine de marche à pieds ! |
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Comme notre première journée ne comportait que 8 km, on décide de faire un petit saut jusqu’à l’Abbaye de Beauport à Kerity en Paimpol… pour occuper l’après –midi. Et Hop, plus 6 km…
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Pour la petite histoire : L’abbaye est construite au bord de la mer à partir de 1202. La révolution transforme cet édifice en fabrique de poudre à canon puis successivement en étable, en mairie et en école avant de devenir ce squelette de pierres à ciel ouvert où l’on trouve un symbole des Côtes d’Armor : l’Hortensia.
"Toute oeuvre d'art reste un mystère,
y compris pour son auteur."
Iouri Manleiev
Une de nos plus grandes préoccupations pendant notre séjour en Bretagne était de guetter les campings... mais parfois c'était un peu démoralisant...

Les Bretons ont, à Paris, une réputation de bons vivants... Nous sommes allées mener notre petite enquête sur place... Et après une terrible soirée d'investigation dans une fête sur le port de Landrellec (Côtes d'Armor), nous en sommes arrivées à la conclusion suivante...
Voici le fantasme Breton :

Bon, que je vous parle un peu de Man Goudig, bretonne pure et dure.
En elle, deux choses sont importantes. Son objet favori : un rouleau à patisserie pour accueil Monsieur quand il rentre du café du port et la brouette pour aller chercher Monsieur au café du port parce qu'en Bretagne les soirées entre copains sont souvent trop arrosées...





